L’histoire se passe il y a quelques années.
C’était un projet d’organisation documentaire, de rédaction d’une politique documentaire sur les documents clés des processus métiers de la société en question, filiale d’un gros groupe financier. On ne peut pas dire qu’il s’agit là d’un projet planté, mais d’un projet un peu « abîmé » par la situation relationnelle.
Dans le cadre de l’écriture de cette politique, j’avais choisi de mettre en place un collège d’experts internes, en fonction de plusieurs spécialités que j’avais déterminées. Parmi les contributeurs de ce groupe, il y avait une juriste. Préalablement à la réunion de lancement de ce collège, j’avais interrogé chacun des contributeurs séparément. J’avais demandé à chaque expert de valider le compte rendu résultant de l’entretien. Les renseignements issus des entretiens me permettaient de commencer à alimenter une première ébauche de la politique documentaire.
La partie la plus avancée concernait les aspects juridiques que j’avais donc demandés à la personne interrogée de valider. Or, cette personne prenait du temps à valider sa partie, me rétorquant qu’elle le faisait en surcharge de son travail, bien qu’elle ait été désignée par sa hiérarchie pour participer à ce projet. Cette personne était alors enceinte de son 2e enfant.
« C’est toujours de ses échecs qu’on apprend le plus »
Arrivé à quelques jours de la réunion de lancement, mon chef de projet m’apprenait qu’il ne pourrait pas assurer la présentation, étant par ailleurs occupé sur un nouveau projet en régie. Je préparais donc avec soin la version V0 du livrable, ainsi qu’un support pour expliquer le projet. Je n’avais toujours pas reçu la partie validée de l’expert juridique.

Après des études en informatique, Bastien a intégré un poste de développeur dans une PME. Après quelques mois, il intégrait un grand groupe informatique français. Il a pu évoluer dans différents postes au fil des années : développement informatique, puis assistance à maîtrise d’ouvrage, gestion de projet et enfin commerce. 