Comment manager un projet en crise : 3 bons conseils et 3 moins bons …

On n’a pas le droit de se noyer sans crier au secours !

Les réunions de suivi projet, ça permet de prendre du recul, c’est souvent tranquille, parfois drôle et de temps en temps un peu tendu, surtout lorsqu’on découvre des surprises sur un projet …

« 60% de dépassement de budget ? mais comment ça se fait ? on n’est qu’à la moitié du projet !? »

En l’occurrence, il s’agit d’un projet en crise : budget explosé, délai improbable, satisfaction client inexistante. Alors que peut faire le chef de projet ?

Voici donc quelques idées catastrophiques et géniales (excusez du peu, c’est pour coller au thème 😉 ) à éviter et à suivre respectivement …

Idée catastrophique #1 : cacher les problèmes à son responsable

« Comment ça se fait qu’on le découvre que maintenant ? »

Bonne question, merci de l’avoir posée. Personne ne suit vraiment les chiffres et un beau jour, quelqu’un regarde de plus près et le sol s’écroule sous les pieds du chef de projet.

Ca arrive dans toutes les boîtes même les plus grandes : « Ah au fait, pour l’airbus A380, on va avoir 2 ans de retard … ». Alors oui, en interne, ils le savaient peut-être avant chez Airbus mais côté actionnaires et clients ils ont dû se poser la question suivante : « Depuis quand le savez-vous ? ».

Parce que le retard, ça se prend jour après jour. Mais ça se communique beaucoup moins vite …

Votre responsable va peut-être vous sauver la mise sur votre projet, alors autant lui donner confiance et lui donnez régulièrement un avancement proche de la réalité. Sinon vous allez passer un sale quart d’heure. Et sur le projet cité en introduction, la réunion de crise a duré beaucoup plus qu’un quart d’heure …

Idée catastrophique #2 : fouetter ses équipes (inutilement ;-))

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Prince2 – Passer la certification en candidat libre

J’explique dans un précédent article comment je me suis auto-formé pour la certification Prince2 Praticien. J’ai reçu de nombreuses demandes par email ou dans les commentaires pour savoir comment passer l’examen en candidat libre. Je complète donc ces informations pour éclaircir un peu le chemin de certains d’un point de vue logistique. Avant tout, je … Lire la suite

9 chefs de projets dévoilent leur meilleur conseil !

Voici les résultats du premier événement inter-blogueurs (et invités !) sur la thématique du rôle de chef de projets !

Je lançais un appel à participation il y a quelques temps de cela suite à un article sur une de mes expériences.

Je suis convaincu que l’expérience des autres est un accélérateur pour votre progression dans le rôle de chef de projets. Et comprendre les conseils au sein d’un contexte, d’une expérience avec une mise en perspective, permet de beaucoup mieux assimiler et retenir ces mêmes conseils.

Lire ces articles, c’est un peu vivre ces expériences vous-même finalement !

Rappelez-vous : l’expérience ce n’est pas ce qu’on a fait, c’est ce qu’on est capable de faire. Il y a donc du bon à apprendre de tout le monde.

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Je remercie chaleureusement les participants ! Ils ont trouvé le concept pertinent, ont donc répondu à l’appel et ont eu le courage de se dévoiler pour vous partager leur meilleur conseil issu souvent de leur pire expérience. Je vous invite donc à rester indulgent avec leur récit … la critique est facile, l’art est difficile.

Nous espérons tous que vous en tirerez de bonnes choses ! Sentez-vous libre de contacter en ligne chacun des participants via leur article respectif.

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Etude de cas – Garder le contrôle et comprendre la position de l’autre

L’histoire se passe il y a quelques années.

C’était un projet d’organisation documentaire, de rédaction d’une politique documentaire sur les documents clés des processus métiers de la société en question, filiale d’un gros groupe financier. On ne peut pas dire qu’il s’agit là d’un projet planté, mais d’un projet un peu « abîmé » par la situation relationnelle.

Dans le cadre de l’écriture de cette politique, j’avais choisi de mettre en place un collège d’experts internes, en fonction de plusieurs spécialités que j’avais déterminées. Parmi les contributeurs de ce groupe, il y avait une juriste. Préalablement à la réunion de lancement de ce collège, j’avais interrogé chacun des contributeurs séparément.  J’avais demandé à chaque expert de valider le compte rendu résultant de l’entretien. Les renseignements issus des entretiens me permettaient de commencer à alimenter une première ébauche de la politique documentaire.

La partie la plus avancée concernait les aspects juridiques que j’avais donc demandés à la personne interrogée de valider. Or, cette personne prenait du temps à valider sa partie, me rétorquant qu’elle le faisait en surcharge de son travail, bien qu’elle ait été désignée par sa hiérarchie pour participer à ce projet. Cette personne était alors enceinte de son 2e enfant.

« C’est toujours de ses échecs qu’on apprend le plus »

Arrivé à quelques jours de la réunion de lancement, mon chef de projet m’apprenait qu’il ne pourrait pas assurer la présentation, étant par ailleurs occupé sur un nouveau projet en régie. Je préparais donc avec soin la version V0 du livrable, ainsi qu’un support pour expliquer le projet. Je n’avais toujours pas reçu la partie validée de l’expert juridique.

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Michel Operto – Le conseil que je donnerais au chef de projet que j’étais

Le chef de projet aux commandes ... ou pas !Comme dans les crash aériens, les crash de projet proviennent souvent d’une conjonction et / ou succession d’événements. Ceux-ci pris individuellement ne causeraient probablement pas de dégâts irrémédiables mais, lorsqu’ils se cumulent, ils parviennent à tuer votre projet.

C’est exactement ce qui m’est arrivé il y a plus de quinze ans sur un projet de déploiement de progiciel pour automatiser l’envoi sur le terrain de techniciens de réparation de terminaux bancaires.

La première erreur fut d’avoir un message ambigu. Les communications sur l’objectif du projet mentionnaient deux éléments :

Une meilleure qualité de service (sélection du technicien le plus proche du site client, ayant les compétences requises et les pièces détachées jugées nécessaires) ET une meilleure productivité de nos équipes techniques. Le message retenu par les équipes techniques fut limité à la seconde partie de l’objectif : meilleure productivité = plus de pression = moins de staff = mon job est à risque…

La seconde erreur fut technique. L’algorithme de détermination du meilleur technicien en fonction de sa géolocalisation se basait sur des données liées au temps moyen de déplacement entre deux codes postaux (celui des techniciens disponibles et celui du site client). Hélas, la base de donnée installée par le fournisseur comportait des erreurs pour certaines régions (qui ne faisaient pas partie des tests et pilotes initiaux…). Les techniciens se retrouvèrent assignés à des tickets d’intervention qui leur prenaient bien plus de temps de déplacement que ne le pensait le système automatisé.

La troisième fut un loupé dans la communication vers certaines parties prenantes. Les responsables de comptes clients, bien qu’identifiés comme critiques, ne reçurent pas suffisamment de communication sur le projet et les bénéfices attendus pour eux et leurs clients.

Voici ce qui se produisit lors des premiers jours de vol …

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